Je vais écrire n'importe comment, dans le désordre, ou dans l'ordre comme je pourrais. Je vais pas chercher à faire un truc beau. J'écris pas ça vraiment pour toi, je le fais pour moi, parce que j'en ai besoin, parce qu'il faut que je m'exprime. Je ne pense pas qu'un jour tu liras cette lettre, tu vas rarement sur mon blog. Si tu la lis tant mieux, sinon tant pis. Je me moque que tout le monde la vois, quoique personne n'aura le courage de la lire, et tant mieux. De toute façon, j'ai pas les couilles de te l'envoyer rien qu'à toi, j'aurai trop peur que tu ne répondes pas. Là au moins, si je n'ai pas de réponse je pourrai toujours me dire que jamais tu ne l'a vue.
J'écris, mon visage est trempé de larmes, mes mains tremblent et mon c½ur explose. Je n'ai pas dormi, j'ai passé la nuit à pleurer. Ce matin, je ne suis pas en cours, à la place, je suis chez moi, et je t'écris. Oui ça craint. Jm'en fiche. C'est comme ça. Je contrôle rien. Je pensais pas que j'avais autant de sentiments pour toi. Ça m'impressione, ça me fait peur. Tant pis, j'y peux rien. Ça craint à 18 ans d'aimer aussi fort quelqu'un ? jm'en fou. J'ai pas choisi de toute façon. C'est comme si ce que je ressens était un grand truc bien plus grand que moi qui est entrain de me bouffer. C'est ça en fait. Je suis à bout de forces de pleurer, d'avoir mal au c½ur, la douleur devient carrément physique. J'ai peur de ne pas m'en sortir. Je pense que quand je relirai ça dans un an, j'aurai honte d'avoir écrit ça. Peut être. Surement même. Tant pis, aujourd'hui j'ai mal, j'ai mal à cause de toi.
Ça me fait bien chier de ressentir des trucs aussi forts a mon âge, alors que je devrais profiter de ma jeunesse, pas me prendre la tête, m'amuser et tout le refrain habituel. JE SAIS. Mais encore une fois, je peux pas, je bloque. Parce que mes sentiments prennent toute la place. Si tu lis ça, tu dois bien te foutre de ma gueule, tu dois bien rigoler, ou tu dois tu dire « ptain mais n'importe quoi ». Je m'en fiche, j'ai pas demandé moi de ressentir ça.
Aujourd'hui, j'écris ça, parce qu'il faut bien que je trouve par n'importe quel moyen une sortie de secours. Tu sais, c'est ELLE qui m'a dit tout ce que j'aurai tant aimé que tu me dises quand tu m'as quitté. Ce ne sont même pas tes potes qui me l'on dit, pas mes amis. C'est ELLE. La fille que je déteste le plus au monde, parce qu'elle partage tes journées à ma place. Je voudrai que tu me dises qu'avec tout ce que je t'ai donné, et tu sais ce que ça représentes pour moi, tu ne m'oublieras jamais. Que quand tu ne ressentiras plus rien pour moi, tu repenseras à moi en souriant. Que j'aurai toujours une place particulière dans ton c½ur. Parce que j'ai été la première que tu as aimé. Parce que un an ça ne s'oublie pas comme ça. Parce que tu aura passé des moments magnifiques avec moi, et que tu te rappelleras toujours de ce qu'on a vécu. C'est con, je sais que normalement c'est pas possible que tu m'oublie complètement. Mais j'avais besoin de l'entendre de ta bouche. A ta place, c'est elle qui me l'a dit « ne te pose même pas la question ». Je dois être trop conventionnelle, mais ça m'aurait fait un tel bien de t'entendre dire tout ça. Mais tu l'a pas dis. Et je dois faire avec, même si ça fait mal.
Aujourd'hui, j'ai l'impression d'être la seule à me souvenir, la seule à avoir mal, la seule pour qui notre histoire signifie quelque chose. Et j'en crève de douleur crois moi. J'en bave chaque jour.
C'est cucul, c'est nul c`'est tout ce que tu veux, jm'en fiche. J'espère que dans ton c½ur, il restera toujours une toute petite boite, aussi minuscule soit-elle, avec mon nom écrit dessus. J'espère que même avec le temps, tu garderas toujours un peu d'affection pour moi. Je peux pas t'y obliger, mais j'espère de tout c½ur que ce sera le cas. J'espère que j'étais pas la seule à aimer notre histoire. J'espère que tu saliras jamais mon nom, que tu me dénigreras jamais. J'espère que tu me respecteras toujours. Au nom de quoi ? Au nom d'un truc abstrait maintenant, révolu, un truc qui s'appelle « nous ».
Le bonheur que j'ai vécu avec toi, il est proportionnel à la douleur que j'éprouve. Elle ne passera pas comme ça. Toi, c'est une affaire de semaines sans doute. Moi, c'est une affaire de mois.
L'agressivité que tu m'envoi, elle est dure à supporter. Alors arrête.
Je t'en supplie ne m'oublie jamais. J'me dis qu'on s'est trompés le jour où on s'est rencontrés. On aurait peut-être pas du. Enfin, on peut pas changer le passé, ça se saurait.
N'oublie jamais le jour ou tu m'as dit que tu m'aimais. N'oublie jamais le jour où tu as inscrit nos initiales au Blanco sur un banc et où tu as tracé autour d'elles un c½ur maladroit. N'oublie jamais tout ce que j'ai pu te faire souffrir. J'en passe et des meilleures. N'oublie rien, accorde moi juste ça. parce que moi chaque détail est gravé au fond de ma tête.
Je souhaite du courage à la prochaine qui t'aimera. Je comprends pourquoi elle t'aimera. Mais elle va morfler.
Quand à moi je vais devenir ce que tu as toujours voulu que je ne devienne pas. J'y peux rien, j'ai pas envie de lutter contre. Mais c'est le c½ur froid que je vais avancer, sois en sûr.
Ouais, au final, tout ça ne veut pas dire grand-chose, mais en tout cas je l'ai écris avec le peu de forces qu'il me reste, parce qu'il fallait que je le fasse.